Spécialiste de Préhistoire et de protohistoire africaine, Françoise Treinen, épouse de Pierre Claustre, a travaillé dès 1966 pour le   CNRS comme attachée de recherche au laboratoire d’archéologie et d’anthropologie tchadienne et camerounaise. Ceci l’amena à partir en Afrique. Au Tchad, dans le désert de Tibesti, elle fut durant près de 3 ans (1974-1977) captive de chefs de tribus rebelles menées par Hissène Habré.

Libérée en même temps que son mari qui l’avait rejointe, elle s’installa dans les Pyrénées-Orientales tout en intégrant, à Toulouse, l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Elle termina sa carrière comme directeur de recherche émérite au CNRS.

Au début des années 80, elle devait entamer dans la région deux fouilles importantes pour les périodes du Néolithique et de l’âge du Bronze, d’abord à Montou puis à Bélesta. Dans ces deux sites, elle mit en évidence le faciès de Montbolo (Néolithique moyen vers 4000-3500 av J.-C.), identifié plutôt par Jean Guilaine dans la grotte éponyme du Vallespir.

Elle a su restituer ses recherches au public en créant la Maison de l’Archéologie de Céret en 1995, rebaptisée Maison du Patrimoine Françoise Claustre après son décès.


   Françoise Claustre au Wikipedia

(Paris 8 février 1937- Montauriol 3 septembre 2006)

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